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Géocroiseurs et défense planétaire

Apophis n'est pas un cas isolé. Plus de 42 000 astéroïdes géocroiseurs sont aujourd'hui répertoriés, et une organisation internationale existe pour les surveiller. Ce silo explique le contexte dans lequel s'inscrit son histoire.

Géocroiseurs connus
42 387
Potentiellement dangereux
2 549
Seuil d'alerte IAWN
1 % et 10 m
Record Turin
4, par Apophis

Apophis n'est pas une exception

L'histoire d'Apophis se comprend mal si on l'isole. Ce qui lui est arrivé en décembre 2004, une évaluation de risque élevée puis retombée à zéro en trois jours, est le fonctionnement normal d'un système de surveillance, pas un incident.

Ce silo existe pour donner ce contexte. Il ne parle pas directement d'Apophis : il explique ce qu'est un géocroiseur, comment on le détecte, comment on calcule son orbite, et ce qui se passerait si un objet réellement menaçant était trouvé.

L'ordre de grandeur

Au 18 août 2026, la base du Jet Propulsion Laboratory recense 42 387 objets géocroiseurs, dont 2 549 classés potentiellement dangereux.

Ce dernier chiffre demande une précision immédiate, parce qu'il est systématiquement mal repris. Un astéroïde potentiellement dangereux n'est pas un astéroïde qui va nous frapper, ni même un astéroïde dont un impact est envisagé. C'est une catégorie de classement, définie par deux critères géométriques : l'orbite passe suffisamment près de celle de la Terre, et l'objet est assez gros pour qu'un suivi soit justifié. Rien de plus.

Ces nombres augmentent chaque semaine, non parce que le ciel se peuple, mais parce que les programmes de détection progressent. La page consacrée à la détection explique comment.

Ce que ce silo couvre

Le vocabulaire d'abord : ce qu'est un géocroiseur, et comment on calcule une orbite, qui est la clé de tout le dossier Apophis.

Les instruments de mesure du risque ensuite, avec l'échelle de Palerme, complément technique de l'échelle de Turin traitée dans le silo consacré au risque.

L'organisation enfin : la défense planétaire et ses institutions, la mission DART qui a démontré qu'une déviation était possible, les autres objets sous surveillance, et ce qui se passerait si un impact était détecté.

Dans ce dossier

8 pages pour aller plus loin

01Les autres astéroïdes sous surveillanceBennu, 2024 YR4 et les 2 549 objets classés potentiellement dangereux : ce que suit réellement la surveillance internationale au-delà d'Apophis.02Comment on calcule l'orbite d'un astéroïdeCalculer une orbite, ce n'est pas mesurer une position : c'est ajuster une trajectoire sur des observations étalées dans le temps.03Comment on détecte les astéroïdes géocroiseursLes géocroiseurs sont repérés par des télescopes de surveillance qui balaient le ciel chaque nuit et détectent ce qui bouge d'une image à l'autre.04Comment s'organise la défense planétaireL'IAWN et le SMPAG, créés sur recommandation des Nations unies en 2013, coordonnent la surveillance des géocroiseurs et la préparation d'une réponse.05L'échelle de PalermeL'échelle de Palerme compare un risque d'impact au risque de fond. Continue et destinée aux spécialistes, elle complète l'échelle de Turin.06Qu'est-ce qu'un astéroïde géocroiseur ?Un géocroiseur est un petit corps dont l'orbite s'approche de celle de la Terre. Plus de 42 000 sont connus, répartis en quatre familles.07DART, la première déviation d'un astéroïdeLe 26 septembre 2022, la sonde DART a percuté Dimorphos et raccourci sa période orbitale de 32 minutes. Première démonstration qu'une déviation est possible.08Que se passerait-il si un impact était détecté ?Alerte, affinement de l'orbite, choix d'une réponse : les étapes prévues si un objet menaçant était identifié, et pourquoi le délai décide de tout.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Combien d'astéroïdes menacent la Terre aujourd'hui ?

Aucun objet connu ne présente de risque d'impact significatif à court terme. La catégorie des astéroïdes potentiellement dangereux, qui compte 2 549 objets, ne désigne pas une menace : elle regroupe ceux dont l'orbite passe assez près de celle de la Terre et dont la taille est suffisante pour qu'un suivi soit justifié.

Qui surveille les astéroïdes ?

Un réseau international, l'IAWN, créé sur recommandation des Nations unies en 2013 et coordonné par la NASA. Il fédère observatoires, centres de calcul et agences, et déclenche une alerte lorsqu'un objet de plus de 10 mètres présente une probabilité d'impact supérieure à 1 %.

Sources primaires

  1. 01JPL Small-Body Database Query API, population des géocroiseurs
  2. 02International Asteroid Warning Network
  3. 03NASA CNEOS, Palermo Technical Impact Hazard Scale

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